cahier

17 mars 2014

en fanfare

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Illustrations © Julia Wauters

En fanfare, le printemps s'annonce. Les amis viennent à la maison, les jupes courtes s'affolent sur les jambes, les visages retrouvent des couleurs et mon cœur qui bat d'impatience...
Bientôt Fanfare paraît aux éditions Sarbacane. Julia Wauters, aux manettes graphiques, signe ces magnifiques illustrations . 
Happy, happy, happy. Je suis.

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13 janvier 2014

ombre et lumière

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photographie © Magnus Aström

L'ombre de 2013 traine encore un peu... Et pourtant, je suis déjà entièrement en 2014. Oubliant les mois passés, je regarde devant.
Je reçois chaque semaine des dessins magnifiques de Candice Hayat mais aussi de Julia Wauters. Des livres en construction pour cette année. 

Ombre et lumière me fait penser immédiatement à l'Eloge de l'ombre de Junichiro Tanizaki que j'ai dévoré lorsque j'étais étudiante, puis relu bien plus tard. Il faudrait à nouveau que je le réouvre...

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27 novembre 2013

la nuit, toujours...

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Photographies © Adam Jeppesen

Aujourd'hui, j'aime la nuit, je n'ai plus peur qu'elle m'engloutisse. Je plante mon nez dans la fenêtre glacée et je tente de percevoir les lueurs dehors. 

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18 novembre 2013

avant

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photographie de Marc Cohen

Avant, pendant ma période malabar qui a du durer une bonne dizaine d'années, j'étais l'as des bulles phénoménales. Si par malheur, elles venaient à exploser, je n'avais plus qu'à essayer de décoller ces pauvres lambeaux de mes joues d'enfant.
Maintenant, je récupère les papiers oubliés de "chwing" dans la maison, on ne sait pourquoi, par ces enfants qui sont miens. L'autre jour, j'en ai même profité pour tatouer malabar le garçon avec qui je vis. J'ai juste regretté qu'il n'y ait point de tatouage maori. ça m'aurait bien plu d'avoir un homme maori le temps de quelques jours...

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chiffres

chiffres

 

Se mettre à écrire sur les chiffres, ce n'est simple surtout si, comme moi, on fut nulle en math. Nulle et bloquée et paniquée aussi, face à l'irrémédiable précipice dans lequel j'étais précipitée. Le néant. Je n'y arriverai pas, je n'y arriverai jamais. Mais pourtant, les chiffres sont bien là. Toujours. Ils me pousuivent avec leurs codes, numéros à retenir, intégrer en soi. Et mes comptes à vérifier (ne m'en parlez pas), mon âge (quel âge déjà ?), ma pointure, ma taille de vêtements, les déclarations d'impots à faire (ah oui, ça ! quelle angoisse !). Les chiffres partout présents dans notre monde. 
Heureusement, je ne suis pas seule. J'écris avec Françoise. Elle aussi comme moi a grandi avec l'angoisse des chiffres et à nous deux, on leur règle leurs comptes et on essaye de résoudre aussi. Ben oui, quand même...
Et chose étrange, alors que j'avais une résistance à retenir mon numéro de sécurité sociale, quelque chose a dû céder en moi car maintenant je le sais parfaitement. Enfin, c'est un tout petit début. Un espoir ? I hope....

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11 novembre 2013

après la tempête

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Photographie : lawa

J'ouvre à nouveau une fenêtre en cette journée d'automne. Les jours sont passés les uns après les autres et parfois, je me disais à quoi bon. J'avais juste envie de silence.
Cette nuit, le vent a soufflé comme jamais, réveillant le balcon et le faisant geindre et grincer. J'avais l'impression d'être sur un vaisseau, qui s'acharnait à rester sain et sauf sur la mer tourmentée. J'ai pensé à ce livre La tempête que ma fille me réclamait presque tous les soirs. le texte est de Florence Seyvos et les illustrations de Claude Ponti. C'est la tempête, donc, un vent fou s'abat sur cette maison, la transperce et l'eau qui monte, monte... La famille se replie sur le lit avec quelques objets dont la petite bergère en porcelaine. En attendant la fin de cette folie furieuse, ils se font un gouter de nuit avec des biscuits à la cuiller. Je me souviens des yeux brillants de ma fille, un gouter de nuit... c'est merveilleux...
Nous n'avons pas fait de gouter cette nuit mais deux enfants ont dormi dans le même lit et un autre a fait des cauchemars.
En attendant que le vent s'apaise, nous restons an chaud à la maison et sans doute, tout à l'heure il y aura un gouter de crêpes...


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26 juillet 2013

avec les ailes du désir

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Cette photo est extraite du film Les Ailes du désir de Wim Wenders et l'ange qui regarde le vide, c'est Bruno Ganz (Ah... Bruno Ganz...).
Hier j'ai retrouvé le scénario (je retrouve plein de trucs en ce moment), je me souviens l'avoir lu amoureusement après avoir vu plusieurs fois le film.
Le scénario est signé Wim Wendres et Peter Handke.
Peter Handke, justement... Mais j'y reviens plus loin.

J'adore podcaster des émissions de radio. Ces émissions que je ne peux pas écouter la journée parce que j'écris le plus souvent et que je supporte uniquement la musique pour m'accompagner. Mais ces perles radiophoniques qu'on peut réécouter à loisir quand on veut, ou on veut, c'est, pour moi, de l'ordre du merveilleux. Ce sont des voix qui vous poursuivent et qui, souvent, vous aident à mieux comprendre le monde (et franchement, c'est pas mal parfois...). Les podcasts que j'affectionne le plus sont ceux consacrés aux écrivains (on se demande pourquoi...).

Sur France Culture, il y a cette série d'émissions A voix nue, entretiens magnifiques avec Peter Handke. Je crois bien avoir écouté 4, 5 fois chaque volet des 5 émissions. Et j'ai enfin ouvert ce livre qu'on m'avait offert il y a bien 25 ans et que je n'avais toujours pas lu, La leçon de la Sainte Victoire. Je ne regrette pas d'avoir d'avoir attendu tout ce temps, c'est de la broderie, oui, je vous le dis, de la broderie. Le livre était poussiéreux mais maintenant, il est corné, il y a de nombreuses pages qu'il faut que je relise absolument.

Et je viens déjà de terminer la correspondance d'Hervé Guibert et Eugène Savitzkaya, Lettres à Eugène.
Ma vie ne vaut d'être vécue sans ces compagnons de route, les livres et leurs auteurs... (Qu'ils soient bénis d'exister)

 

 

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25 juillet 2013

à boire et à boire

 

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Illustration © Angela Dalinger 

A boire ! A boire ! et rythmer sa journée de boissons fraiches, le plus souvent non alcoolisées. (Quoique, le soir...).

J'ai acheté une bouteille d'Antésite ( depuis combien d'années n'en avais je plus bu ? ). La faute en incombe à Cécile (si faute, il y a...) parce qu'elle, elle n'a jamais arrêté... Et l'autre jour, chez elle, j'ai redécouvert le gout comme un vieil ami qu'on retrouve après des années et des années d'absence.
Je me souviens, enfant, il y en avait dans toutes les maisons familiales. Chez nous, chez mes grands mères, chez ma tante Denise, c'était l'Antésite aromatisée à la menthe. Chez ma tante Michèle, c'était celle au citron. Ma tante Michèle a toujours voulu se distinguer des autres, même avec l'Antésite. Le matin, je remplissais ma gourde en plastique d'antésite et d'eau fraiche puis je partais retrouver mon père dans les champs où je passais la journée avec lui. Ma gourde, peu à peu, tiédissait jusqu'à devenir parfaitement chaude. L'eau prenait même le goût du plastique. Mais je m'en fichais, je crois, et ma gourde était vide, le soir.

L'été, je suis bien incapable de boire un espresso en ces temps de grosse chaleur. Le café glacé le remplace et c'est un des moments précieux de mes journées.
Pour faire un café glacé, tapissez un verre de sirop d'orgeat, rejoutez 4, 5 glaçons (voire plus si vous le souhaitez...), verser le café sur le tout, remuez, et voilà.

Hier soir, je suis allée pique niquer à la mer. L'eau était à 33°. C'est un peu chaud, non ?

Aujourd'hui, à la piscine, j'ai vu Guillaume qui, comme moi, vient y nager entre midi et deux quand le bassin est désert ou presque parce que toute le monde déjeune. J'ai mis mes lunettes de plongée et je l'ai regardé traverser la piscine en apnée sur le dos au fond du bassin. On aurait dit une raie manta, c'était beau. L'eau était à 27°. Bon, ça allait...

Bientôt, je vais retrouver la rivière plus fraîche. Je me laisserai glisser dans le trou d'eau douce, je nettoierai cette année passée.Trouver la pureté, si cela est possible...

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23 juillet 2013

le sentiment de la vie

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Parfois les textes se suffisent, il ne sert à rien de rajouter quoique ce soit. Je vous laisse donc avec celui-ci, écrit par Jon Kalman Stefansson à l'occasion des Assises internationales du roman qui ont eu lieu à Lyon, il y a deux mois. Les mots des autres sont parfois si forts qu'ils vous emplissent pendant des semaines, des mois. J''en suis même devenue muette ici ces derniers temps...

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16 mai 2013

avec le temps

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Peinture de Earl Cunningham

En ce moment, les conversations quotidiennes ne tournent qu'autour du temps et de la météo comme ce matin au bistrot : as tu ressorti tes affaires d'hiver ? il fait froid, il fait froid, froid... j'en ai marre, on en a tous marre... Ah. Oui c'est vrai, les journées ensoleillées sont rares. Il a plu des trombes d'eau la nuit dernière et j'imaginais, entre deux rêves, que la maison allait s'effondrer sur nous.
Le temps, toujours et moi qui vais bientôt avoir un an de plus et qui ne comprends rien à ce temps qui s'accellère, qui m'échappe et que je n'arrive plus à rattraper.
Et puis pourquoi  les journées ne font elles donc pas plus de 24 heures et les semaines 10 à 12 jours ? Je voudrais écrire des chansons, une pièce de théâtre, finir mon roman, en commencer un autre, écrire de la poésie, de nouveaux textes pour des albums. Je voudrais, j'aimerais... Mais le temps, toujours ce temps, foutu temps !

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